Ce week-end, je n’ai pas très envie de sortir… Le bruit des clubs échangistes et le boum-boum de la musique ne me tentent vraiment pas. Je ne suis pas d’humeur non plus pour l’humidité d’un sauna. Et pourtant, l’envie de « coquiner » se fait sentir. Après une semaine de boulot stressante, on a bien mérité un peu de détente.

Drague libertine sur internet

Nous avons décidé de faire un tour sur notre tchat libertin préféré pour voir si un gentil couple un peu marrant aurait envie de venir prendre l’apéro, et plus si affinités. Après avoir éconduit quelques hommes seuls (pas envie d’un trio ce week-end), nous avons jeté notre dévolu sur un jeune couple qui semblait parfaitement à notre goût. Lui, beau métis sculpté au millimètre, elle jolie blondinette assez fine.

Las ! Au bout de quelques échanges, ponctués d’une demi-douzaine de fautes d’orthographe (par mot !), la discussion tourna court : ils semblaient ne vraiment pas savoir ce qu’ils voulaient. Pire, ils ne savaient même pas savoir ce qu’ils ne voulaient pas. Mais dans l’intervalle, nous avions été contactés par un autre couple, lui 56 ans, elle 52, à qui nous avions répondu plus par politesse qu’autre chose. En effet, je n’éprouve aucune attirance particulière pour les hommes mûrs. Et même si Manu n’a rien contre les femmes d’un certain âge, nous limitons notre recherche aux moins de 45 ans.

Nous avons échangé quelques photos et vraiment, monsieur ne me plaisait pas du tout physiquement. Manu, lui, était intéressé par la poitrine plus qu’opulente de la dame. Quoi qu’il en soit, j’affranchissais très vite le couple sur nos intentions, en l’occurrence sur le fait que nous n’en avions aucune à leur égard. Qu’à cela ne tienne, le monsieur, Gérard, n’en prit pas ombrage et répondit avec beaucoup d’humour. Un dialogue très sympathique s’en suivit. On parlait des rencontres les plus étranges que nous avions faites dans les clubs, de notre boulot, de politique, d’arts, de la pluie et du beau temps…

Il n’y a que les imbéciles…

Gérard avait, je l’avoue, quelque chose de charmant. Le verbe facile, la plume aiguisée, un côté pince-sans-rire qui transparaissait de cette conversation numérique et qui le rendait, finalement, assez séduisant. De son côté, Manu insistait sur son envie de goûter les belles mamelles de Chantal, la dame.

J’avais de plus en plus envie de me laisser tenter. « On leur propose de venir boire l’apéro samedi soir, s’ils sont OK, ça marche, sinon, tant pis pour eux », proposa Manu. Il adorait mettre nos rencontres libertines sous le signe du hasard. Banco ! Je proposais donc à nos interlocuteurs le fameux rendez-vous.

Gérard se montra surpris de l’invitation. Je lui avais bien fait comprendre qu’il y avait incompatibilité physique. Je ne sus quoi répondre. Manu s’empara du clavier : « ta conversation fait mouiller ma chérie. Que veux-tu c’est une cérébrale », indiqua-t-il. J’étais morte de honte et morte de rire (MDR, pour reprendre l’expression numérique consacrée) à la fois. L’invitation fut acceptée.

L’apéritif libertin

Quand nous recevons, nous aimons mettre les petits plats dans les grands, y mettre un peu les formes. Le champagne est au frais, les toasts faits maison par Manu sont prêts, la chaîne hi-fi joue des classiques de la musique de strip-tease. J’ai enfilé une magnifique robe, celle que m’a offert Manu pour mon anniversaire, une robe moulante très courte en lurex brillant, qui, je crois, me rend très sexy.

La sonnette retentit. J’adore et je déteste ces moments-là, juste avant la rencontre. L’excitation m’envahit, l’emportant de peu sur le trac. J’ai toujours peur de ne pas être à la hauteur de l’événement, surtout quand il se déroule chez nous. Le couple entre dans la pièce. Ils ont tous les deux un sourire un peu tendu, crispés qu’ils sont sans doute, comme moi, par l’événement. Elle me tend un bouquet de fleurs, lui une bouteille de champagne à Manu. Je ne sais plus pourquoi nous les avons invités. Il ne me plaît pas. Son crâne est très dégarni, il est un peu ventru: bref, pas mon genre.

La soirée suit son cours, comme la conversation. Les minutes passant, je lui retrouve son charme étrange : une belle conversation, de la culture qui ne s’étale pas, un sourire timide mais franc. Chantal a déjà entrepris Manu, la main sur sa cuisse. Ces deux-là ont déjà commencé à se tripoter allègrement, je ne l’avais même pas remarqué.

Mon regard croise celui de Gérard. Il a un sourire gêné. Il cherche une ouverture. Je m’approche de lui et l’embrasse. Au début, il est pris de court, il est un peu gauche. Puis c’est sa bouche qui s’empare de la mienne, sa langue est douce sur ma langue, ses lèvres caressent mes lèvres, il embrasse terriblement bien.

Avec un couple mature

Manu et Chantal se sont rapprochés de nous. Manu embrasse Chantal, j’embrasse Gérard, Gérard embrasse Chantal et moi Manu. Puis c’est Chantal qui prend ma bouche. J’adore ces moments là. Les vêtements volent. Les caressent aussi. Je sais qu’il ne faut pas mêler libertinage et sentiments, et pourtant, je trouve que ces moments de grâce érotique ont quelque chose d’amoureux. C’est intense, c’est chaud, c’est tendre, et pourtant, c’est une partouze.

J’ai la tête posée entre les magnifiques seins de Chantal, qui suce mon homme avec passion. Gérard nous doigte toutes les deux, tout en tétant mes seins avec une fougue que j’ai rarement connue. Sa bouche passe de ma bouche à mes seins, et s’attarde de plus en plus longuement sur mes tétons. Il continue à branler nos deux clitos. J’ai la main posée sur la cuisse de mon chéri qui est déjà tout près de jouir. Gérard avale littéralement mes seins. Je le branle avec toute l’énergie dont je peux encore faire preuve.

Une vraie complicité libertine

C’est Chantal qui part la première. Les caresses de son homme mêlées à l’excitation de pomper la grosse queue de mon chéri ont eu raison d’elle. Elle est suivie de Manu, qui se répand dans sa bouche avide. Je sens que mon tour approche. Mes seins me font presque mal d’être ainsi sucés, mais cette légère douleur est bonne. Je pars, je le sens, je jouis comme une damnée. J’ai l’impression que mon orgasme part de mes seins.

Quand je reviens à moi, j’ai toujours la bite raide de Gérard au creux de ma main. Je l’attire vers moi, et le branle contre ma poitrine, toute menue à côté de celle de sa femme, qui, elle, lui caresse vigoureusement les couilles. Et Gérard gicle sur mes nibards, et les couvre d’un foutre chaud qui me ravit.

La soirée ne fait que commencer, et je suis encore loin de me douter de tous les prodiges d’érotisme dont est capable ce couple que je ne voulais pas, au départ, rencontrer. Rien que la douche commune qui a suivi cet épisode mériterait d’être racontée par le menu.

à suivre