Je m’ennuyais ferme en cet été 2004. Il faisait une chaleur à crever, l’été touchait à sa fin, mais la canicule ne retombait toujours pas. Bien fait pour moi, j’étais coincée dans l’appartement, comme une conne que j’étais. J’avais raté mes examens de première année de fac, j’avais du rester pour préparer les rattrapages, alors que mes parents étaient partis se la couler douce en Bretagne, et que mes potes s’éclataient au bord de la Grande Bleue.

En chaleur

Comble de mon malheur, la clim’ venait de tomber en panne. Et vue la liste d’attente, bon courage pour trouver un réparateur disponible. Heureusement, j’avais pris ma voix la plus suave au téléphone et le type m’avait promis de passer dès que possible. Mais mes charmes n’y avaient pas suffi : trois jours avec « La critique de la raison pure » et toujours pas de réparateur. J’en étais réduite à prendre quatre douche froides par jours et à vivre pour ainsi dire nue. J’étais d’ailleurs sous la douche quand l’interphone fit entendre sa douce sonnerie stridente.

C’était le réparateur de la climatisation. Le temps d’enfiler un peignoir et il était déjà à tambouriner à la porte. J’ouvre. Salutations d’usage. Le mec ne me regarde pas dans les yeux. Merde ! Un sein vient de s’échapper du peignoir. Il faut dire que j’ai une énorme paire de lolos et que, à l’époque, je ne savais pas encore bien m’accommoder de la générosité de mère-nature. Je range le matériel et le conduit vers la maudite climatisation.

Je me remets à mes chères études et ne prête pas grande attention au monsieur venu me tirer du pétrin. Un vieux bonhomme dégarni et ventru, de l’âge de mon père ou à peu près. On ne doit pas avoir grand-chose à se dire. Au bout d’une demi-heure que je l’entends farfouiller, je me décide à aller voir ce qu’il en est. Et je trouve mon réparateur, torse nu, couvert d’une sueur qui dégouline le long de son ventre poilu. Autant dire rien de très émoustillant. Et pourtant… Je suis moi-même en sueur. Je n’ai pas quitté le peignoir qui permet le passage de quelque courant d’air le long de ma peau.

Le vieux et ses outils

Mais je manque à tous mes devoirs. Je propose un rafraîchissement au type qui accepte une bière sans se faire prier. Il faut que je passe derrière lui pour aller au frigo. Je sens son odeur. Il pue le travailleur. Vous savez, cette odeur un peu âcre de transpiration… qui m’excite terriblement. Je me sens troublée. Pourtant, le gars n’a vraiment rien de mouillant. Mais est-ce la chaleur, l’ennui ? Je me sens comme une petite chatte en chaleur. Moi qui n’ai à l’époque connu qu’un seul homme, un gamin pour tout dire.

Je prends deux bières au frigo, lui en tend une. Son regard a changé. Ou peut-être est-ce moi me fais des films ? Je ne sais plus. J’ai envie de sexe. Mon peignoir s’ouvre. Il me reluque. Mais il bande ce vieux salaud ! Et le voilà qui m’attrape par la taille, ouvre mon peignoir et se met à téter mes seins comme un goulu. Il me retourne, soulève mon peignoir au dessus de mes fesses et m’appuie sur la table. « Après l’effort, le réconfort ! » grommelle-t-il.

Il a sorti sa queue et me l’enfile sans plus de considération. Je ne sais pas s’il est gros, mais il est dur, le bonhomme. Et le voilà qui me lime, je suis en feu. Quelques coups de bite, et le voilà qui grogne et qui explose en moi. Il se rhabille, prend ses affaires, et part comme il était venu. Et moi, je me finis toute seule sur la table de la cuisine, je prends mon pied. Moins vite que lui, mais je prends mon pied. Au moins, je n’ai pas eu à payer la réparation.