On a beau se la jouer indépendante et libre d’esprit, on tombe tout de même parfois dans le panneau des poncifs sexuels les plus éculés (sans jeu de mots). Ainsi, et bien que n’étant pas spécialement portée sur les questions de couleurs de peau, je fantasmais, désormais que j’étais devenue (ou voulais devenir) la salope de tout le monde, sur une relation à trois entre mon mari, moi-même et un jeune beau black. Je le voulais si possible bien membré, comme le veut la légende.

Couple trioliste cherche black TTBM

Mon homme a donc passé une annonce libellée comme suit : « couple trioliste cherche jeune homme africain ou antillais pour plan cul à trois sans lendemain. TTBM bienvenu ». A l’époque, nous avions opté pour l’un de ces magazines échangistes qu’on trouvait facilement en kiosque et qui restaient, mis à part le minitel, le meilleur moyen de faire des rencontres coquines privées. Fier de montrer que sa femme était devenue une salope assumée, mon mari joignit à l’annonce quelques photos plus qu’explicites de moi, visage apparent. Comme il fallait s’en douter, les réponses furent nombreuses. Une fois le tri opéré entre les mecs blancs de blanc, les tordus et les gars incapables de maîtriser un tant soit peu l’orthographe et la grammaire, nous nous sommes décidés pour Cyril, un jeune banlieusard bien sous tout rapport.

« Bonjour, je m’appelle Cyril, j’ai vingt-deux ans. Je me permets de répondre à votre annonce parue dans Union parce que je crois correspondre au profil. Je suis un homme viril, doux. Et j’aimerais beaucoup faire la connaissance d’un couple trioliste comme vous, d’autant plus que madame est très belle et très désirable sur les photos. Je vous fais parvenir à mon tour ces deux clichés, en espérant une réponse de votre part ». Le jeune homme avait joint une photo de lui : un très beau garçon au sourire enjôleur, ainsi qu’un cliché de son membre. Moi qui recherchait un homme TTBM, j’allais être servie. Une longue verge bien droite bien veinée, d’un noir très sombre, surmontée d’un gland tout aussi sombre. Il avait posé à côté d’un paquet de cigarettes, utilisé comme référent. Il était énorme.

Mon amant noir

Le jour dit, Cyril sonne à notre porte, et c’est mon homme qui lui ouvre. Sur le coup, j’ai comme un choc : il est encore plus beau que sur la photo. Un doute me prend : va-t-il me trouver à son goût ? Comment ce jeune playboy aurait-il envie de se compromettre dans un plan cul avec un couple trioliste, alors qu’il doit avoir toutes les filles à ses pieds ? Cyril entre dans l’appartement. Après une franche et virile poignée de mains avec mon mari, il vient me saluer. Et me met à l’aise d’entrée de jeu. Un baiser tout doux déposé sur mes lèvres, auquel je réponds par un baiser fougueux. Sans préliminaires, c’est sans doute ce qu’il y a de mieux.

Mon homme prend position derrière moi, et tandis que la langue du jeune antillais et la mienne s’entrelacent dans une bonne pelle humide à souhait, il frotte son bassin contre mes fesses. Cela ne fait que quelques minutes que Cyril est arrivé et je suis déjà en nage. Je transpire d’excitation, j’ai envie de sexe. Sans crier gare, je me laisse tomber à genoux, le visage juste en face de la braguette de notre invité. Comme si j’ouvrais un cadeau de Noël attendu et désiré, je pose la main sur son entrejambe, puis commence à ouvrir un à un les boutons de son jean.

Je plonge la main dans son caleçon, pour y cueillir l’objet de ma convoitise. Mais j’ai du mal à l’en extirper. il est déjà tendu comme un arc. La grosseur de son vit ne me facilite pas l’opération. Le voilà enfin, puissant, merveilleux. Je le prends en bouche sans autre forme de procès. Nous voici devenus un couple trioliste.

à suivre