Une charmante hôtesse nous souhaite la bienvenue. Nous réglons chacun la moitié du prix d’entrée et pénétrons dans le club. La salle est déserte. Il faut dire qu’il est très tôt : notre impatience mêlée de stress de découvrir l’endroit nous a conduit à nous présenter dès l’ouverture.

L’occasion de visiter les lieux: une grande piste de danse bordée d’un bar et d’espaces canapés-tables. Et à droite les « coins câlins ». Aucun espace ne ferme. Des lits aux formes diverses s’enchainent dans un semi labyrinthe.

Nous prenons un verre. Les couples arrivent très rapidement. Les femmes sont belles, et mes réserves laissent place peu peu dans ma tête à une furieuse envie d’assouvir mes pulsions bisexuelles.

Assis sur un canapé, nous nous régalons du spectacle : une boite de nuit festive dans laquelle les intentions de chacun se révèleraient au grand jour. Sans pudeur, dans tous les sens du terme.

Mon attention est attirée par un jeune couple, dans nos âges. Elle, blonde, porte une tenue très sexy, un body et une micro jupe toute en dentelle noire, qui ne cache rien d’un corps que je juge assez similaire au mien. Lui, grand brun, un regard coquin et doux à la fois que je croise dans un sourire réciproque.

Xavier se penche vers mon oreille et, alors que je n’ai encore rien dit du trouble qui commence à monter en moi, me désigne du regard la petite blonde: « elle, c’est où elle veut quand elle veut ». « Nous voilà bien » dis-je « le voilà notre couple idéal, il ne manquerait plus qu’elle soit bi ».

Nous passons le reste de la soirée entre notre canapé et la piste de danse, cherchant une contenance. Vers deux heures, Xav’ commence à s’impatienter. Il veut rentrer. « Ok, mais allons voir quand même ces coins câlins ». Nous filons vers le labyrinthe. Là, un spectacle dont nous n’avions pas prévu l’ampleur nous attend. Tout le monde baise. Les couples se mélangent, s’échangent dans un chaos où personne, pourtant, ne semble perdre de vue son conjoint.

Nous restons là, interloqués, stupéfaits. Xavier « on a vu ce qu’on voulait voir, on y va ». Alors qu’il prononce ces mots, je sens une main qui caresse ostensiblement mon bras, puis mon épaule. Entourée de partouzeurs, je me sens immédiatement menacée et me retourne…

C’est la petite blonde. Elle a tenté une approche. Nous les avions perdus de vue depuis un moment. Ils étaient donc là. Lui me regarde, toujours souriant, guettant comme elle un retour de ma part. Mon sang ne fait qu’un tour. N’y tenant plus, je lui rends ses caresses, m’aventurant peu peu vers ses cuisses, ses fesses, ses seins. Nos bouches se mêlent et lui nous rejoint dans nos caresses. Je cherche Xav’ du regard, qui se penche vers moi: « tu fais ce que tu veux, moi je me casse ». « Je reste ici » s’entend-il répondre. « Je t’attends au bar » une tristesse dans la voix.

Le couple, un moment surpris par la fuite de Xav’, poursuit ses caresses. Lui est passé derrière moi, l’entrejambe collée à mes fesses maintenant découvertes. Mes sens sont en éveil et je perçois une érection prometteuse à travers le tissu de son pantalon. Il jouit de la vue des seins de sa femme, dont l’un disparait dans ma bouche avide de sensations.

J’ai l’impression que tout le monde nous regarde, ce qui ne me déplait pas. Nous trouvons un coin de lit suffisamment grand pour nous trois. Chacun de mes seins sortis de son bonnet trouve une bouche pour le titiller. C’est bon ! Mes mains filent du corps de la fille à celui du mec. Je ne sais plus où donner de la tête. Que demander de plus ?

Elle fait jaillir un membre imposant de la braguette de son homme. Elle le prend en bouche et, très vite, nos lèvres et nos langues se mêlent sur la belle bite qui, déjà, est prise de soubresauts, sans pourtant qu’il ne jouisse. Après cette longue pipe réalisée à deux, monsieur se laisse glisser au pied du lit.

Il entreprend alors sur moi un cunnilingus, doux et vigoureux. Je veux prendre et donner du plaisir. Je fais comprendre à ma maitresse que je souhaite moi aussi la gouter. J’imite autant que possible les mouvements dont la bouche de monsieur me gratifie sur le sexe de madame. L’exercice ne dure pas longtemps avant que nous ne jouissions, elle et moi, à l’unisson.

Il se redresse. Nous nous embrassons, les uns les autres, alors que je saisis sa queue entre mes doigts, lui rendant la vigueur qu’elle avait au début de notre aventure.

Je murmure à l’oreille de la fille comme dans une prière « j’ai envie qu’il me prenne ». Elle me répond par un sourire, m’embrasse et sort de je-ne-sais-où une capote, qu’elle enfile sur le sexe raide. Lui a compris le message. Je suis allongée face à lui, offerte. Un regard alentour pour m’apercevoir que quelques couples, apparemment repus, nous mattent. Mais son sexe pénètre déjà en moi. J’ai le souffle coupé. Prise de folie, j’embrasse à pleine bouche la jolie blonde, comme jamais, il me semble, je n’ai embrassé personne. Je sens autant leurs mains, sa bouche à lui, sur mon corps, que son membre long et épais en moi.

Ce que je sens surtout, ce sont ces vagues de chaleur qui m’envahissent au gré de ses coups de reins. A peine ais-je l’impression que la dernière vague est passée, qu’il va jouir, qu’il revient à la charge. Le couple s’embrasse avec passion au dessus de moi. Je n’en peux plus. Il va bientôt jouir. Il se retire de moi, enlève la capote et jouis sur mon vente, sur mes seins. Tendrement, il essuie son sperme étalé sur moi.

Nous nous quittons, sans effusions, mais avec un certain respect et une certaine douceur. Je me crois obligée de m’excuser, au nom de Xavier, car en ce lieu, c’est son attitude qui m’a semblée la plus déplacée.

Je le rejoins, il est accoudé au bar. Une longue engueulade nous attend.