(par Julie) Je ne parviens pas à croire que nous sommes là, à prendre notre pied sur ce grand canapé, caressés et embrassés par des femmes, par des hommes. Je n’arrive pas à comprendre comment cette partouze entre couples se soit lancée aussi facilement. Pourtant, la soirée commençait bien mal. Il doit être quatre heures, peut-être cinq heures du matin. ET je suis assise sur la bouche d’une belle brune gironde que Michel tringle pendant que je branle son mari. Plus loin – à quelques centimètres à peine – se rhabille un autre couple. Madame a joui des caresses de Michel et monsieur des miennes. EN réalité, je ne sais plus combien de couples nous avons peloté ou baisé ce soir. D’ailleurs, je m’en fiche un peu. Je ne suis pas comptable.

Arrivée au Glamour

Après avoir découvert les débuts de soirées libertines au quartier naturiste, il a fallu trouver de quoi nous restaurer. Ceci fait, il a fallu se décider pour le club que nous allions essayer. Notre choix se porta sur le Glamour, une institution ici. Ici, et en Europe, car il s’agit sans doute l’un des clubs les plus connus du vieux continent. Un club à l’image branchée, interdit aux hommes seuls, où, selon sa réputation, on partouze joyeusement entre couples. Une fois devant l’entrée, en bord de mer, nous jaugeons un peu les couples qui attendent, comme nous, de passer à la caisse. On y trouve de tout : des jeunettes qui se trémoussent, des quadras qui n’en mènent pas large, des « mias » sortis tout droit d’un clip d’IAM.

C’est à l’intérieur que tout se corse : rien. Rien ne passe. A part quelques midinettes qui montrent leurs seins (la belle affaire, dans le quartier naturiste !), le club ressemble étrangement à n’importe quelle discothèque un peu classe et un peu branchouille de la côte ou d’ailleurs. Il nous aura fallu un long moment, un très long moment, pour comprendre que les couples qui descendent les escaliers discrets en fond de salle ne vont pas forcément aux toilettes… Finalement, nous emboîtons le pas à l’un d’eux. Nous arrivons alors dans un petit vestibule éclairé par une vague lumière rouge. S’y amasse une foule indécise. On peut aller à droite ou à gauche. Nous optons pour la droite, où un vigile semble s’assurer discrètement que tous ces messieurs sont bel et bien accompagnés de leur moitié.

L’orgie se joue en bas

Là, c’est le choc. Même pour nous qui sommes habitués au milieu libertin, la partouze entre couples qui se joue là a de quoi frapper l’imagination. Des canapés et autres banquettes sont disposés autour d’un axe central. Ainsi, les nouveaux arrivants tournent, dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, à l’affût d’une scène d’orgie à laquelle ils pourraient s’ajouter. Nous sacrifions nous aussi au rituel. Enfin, nous trouvons une petite place entre deux couples qui s’amusent ensemble. A peine suis-je assise que l’une des nanas me caresse doucement l’épaule.

Il n’y a pas de place pour Michel, qui n’en a cure. Il soulève ma jupe, écarte le tissu de mon string. Et s’agenouille au sol devant moi. Alors que je suis déjà occupée à embrasser les tétons de ma voisine de banquette, mon homme se met à me lécher, avec toute la vivacité et le talent que je lui connais. Nouveau mouvement de foule sur la banquette : une nouvelle place se libère, où se place un couple qui prend exactement la même position que nous, la tête du gars plantée entre les cuisses de sa femme.

Autour de nous, la partouze entre couples bat son plein, et je suis un peu jalouse du fait que personne ne nous y convie franchement, quand la tête du mari resurgit du minou de sa femme. Il tape sur l’épaule de Michel et, souriant, lui demande : « on échange nos places ? », en désignant les cuisses grandes ouvertes de sa moitié.