(par Sabrina) – L’obscurité renforçait mon sentiment d’angoisse et d’impatience mêlées. Je sentais le poids de son corps sur mon dos. Je collais ma joue à l’oreiller et les quelques filets de lumière à travers les volets dessinaient devant moi des formes étranges sur le mur de la chambre. Je sentais maintenant son sexe dans le sillon de mes fesses.

Il n’avait rien demandé. Il avait collé sa langue près de mon anus et l’avait léché avec douceur. Une caresse que j’aurais refusée de tout autre, ou même de lui à tout autre instant. Et je savais quelle serait l’étape suivante. A présent, son sexe glissait en cadence entre mes deux globes, un sanctuaire que jamais aucune bite n’avait jamais exploré. Je sentais son souffle sur ma nuque. Il me saisit alors par les hanches, relevant ma croupe en position de levrette. Déjà, son gland appuyait sur mon petit trou. Je me sentais humide, comme si mon désir de lui avait facilité son passage. Je posais mes épaules sur le lit, lui offrant sans pudeur mon cul.

Et tout commença. Je sentis une vive douleur qui m’ouvrit littéralement à lui. Sans ménagement, il avait pris possession des lieux.

Aux premiers instants de la pénétration, je crus renoncer, lui dire que j’avais trop mal, que je voulais qu’il se retire. Mais très vite, d’autres sensations m’envahirent. Son épaisse verge coulissait doucement en moi, je me sentais prise, entièrement.

Ses mains avaient quitté mes hanches et saisissaient maintenant fermement mes deux fesses offertes. Il ne dit pas un mot, mais je savais qu’il se retirerait à la moindre plainte de ma part. Mais je ne songeais pas à me plaindre.

Dans la semi-pénombre qui s’était faite à mesure que mes yeux s’habituaient au manque de lumière, je voyais des images se dessiner, des couleurs apparaitre. Mon homme me défonçait maintenant prodigieusement. Ses mouvements de reins variaient entre puissance, vitesse et douceur et dès lors tout mon corps réclamait ses coups de butoir

Je n’étais plus qu’un cul offert au désir du mâle qui me baisait. Ou plutôt non, j’étais un corps entier, car toutes les fibres de ma peau jouissaient de la pénétration de plus en plus spasmodique. Je ne m’entendais pas crier, je n’entendais que ses râles de plaisir.

Je n’avais même pas compris que j’étais sur le point de jouir. Et pourtant, l’orgasme était là, prêt à surgir. Et se déchainait. Tandis que l’homme s’agrippait à mes seins pour ne pas être proprement éjecté, je partis dans de violents mouvements de plaisir, qui me firent sentir sa queue encore plus profondément.

Je perçus enfin mes hurlements de bonheur au dessus des siens. Il jouissait en moi, emporté par la fulgurance de mon orgasme. Son corps retomba alors sur moi, s’étalant de tout son long, son sexe toujours fiché dans mon cul, son poids m’écrasant. Je ne pouvais plus bouger. Lui non plus.
Sans un mot, dès que je pus me dégager de son étreinte, je me rhabillais. Des baisers tendres furent échangés.

Je sortis de la chambre. Un beau soleil de printemps avait envahi toutes les pièces de la maison. Je sortis immédiatement pour profiter de cette belle journée qui commençait. Je ne le revis plus jamais, et plus jamais je n’offris mon cul à quiconque. J’ignore pourquoi car cette première sodomie fut l’une des plus belles expériences sexuelles de ma vie.