Tous les deux avions été emballés par cette première expérience échangiste. Et nous étions aussi tenaillés par l’envie de recommencer. Mais nos emplois du temps serrés ne nous permettaient pas, en tout cas dans l’immédiat, de retourner dans ce club libertin qui nous avait tant plu. Pas si facile, quand on a une vie sociale chargée le week-end. Et qu’on se lève tôt le matin en semaine.

Une envie de pluralité masculine

Pourtant, à la moindre occasion, mon mari et moi évoquions les souvenirs de cette première fois. Nous guettions avec impatience l’occasion de remettre ça. Et puis, un jour férié est arrivé. Un autre club annonçait pour la veille une soirée « pluralité masculine ». C’est mon homme qui m’en a parlé le premier. Je fis mine d’être surprise. Je lui demandais : « tu es certain que tu ne risques pas d’être frustré, s’il n’y a que des hommes ? ». Il semblait sûr de lui et, je dois bien l’avouer, cette idée d’une première soirée gangbang m’émoustillait au plus haut point.

Nous avons donc débarqué autour de 23h30 dans ce club inconnu, un peu plus loin de chez nous, accueillis dans un grand sourire par la patronne, une jeune femme brune aux formes généreuses qui portait un corset qui laissait s’échapper deux nichons volumineux. Jeune, mais expérimentée, elle comprit immédiatement de quoi il s’agissait : « c’est votre première fois ? » demanda-t-elle, avec une expression rassurante, presque maternelle, sur le visage.

Cette fois, nous y étions : notre première soirée gangbang. Et j’avais l’impression que les dizaines de paires d’yeux masculins braqués sur moi, dès notre entrée dans le club, m’avaient percée à jour, devinaient tout de mon trouble extrême, que tous avaient parfaitement compris à quel point j’étais excitée, à quel point je mouillais.

En route pour une soirée gangbang

Pour la première fois de ma vie, je regardais chacun des clients du club, chacun de ces hommes, les uns accoudés au bar, les autres assis patiemment sur de hauts tabourets, comme une consommatrice regarde un étal de marchandise. J’étais prise de cette impression de toute puissance, j’avais conscience d’être celle qu’ils attendaient, et que je pourrais choisir, et consommer chacun de ces mâles selon mon bon vouloir.

Il fallait tout de même que je me méfie, car mon mari, lui, semblait bien moins à l’aise. Je le pris par la main pour me coller ensuite contre lui, et échanger un baiser langoureux avec lui. J’ai toujours adoré les baisers de mon homme, ses caresses, son désir. Mais cette fois, sentir se mains se promener sur mes fesses, tandis qu’une foule de mecs nous reluquait, me transportait encore davantage.

Cette fois, excité par les caresses de ma langue sur la sienne, mon homme était partant. Et moi aussi, cela allait sans dire. J’avais envie de dévorer chacun des gars présents dans le club. Ce fut mon mari qui me prit par la main, m’entraînant vers les alcôves de l’établissement, d’où s’échappaient quelques râles de plaisir masculin et quelques hurlements de femme.

Soirée gangbang dans les alcôves du club

Je n’étais pas la seule libertine présente à cette soirée gangbang : quand nous sommes arrivés, suivis d’une meute de mecs en rut, dans les parties privées du club, nous sommes tombés nez-à-nez avec une femme, très mince, beaucoup plus âgée que moi, prise en levrette tandis qu’elle suçait un à un les autres de ses assaillants. On aurait pu croire que tant de mecs auraient pu casser en deux cette dame, filiforme comme une brindille.

Interpellée par le brouhaha des hommes qui me suivaient, elle tourna alors la tête vers moi et, dans un sourire vicelard, la salive dégoulinant sur ses lèvres ouvertes, elle s’adressa à moi : « alors ? il parait que c’est ta première soirée gangbang ? ». Elle tendit alors la main vers la mienne et nous attira, mon mari et moi, vers elle et vers ce lit immense où les types déjà présents nous firent un petit peu de place. Déjà, des queues se frottaient à la peau de mes cuisses. Il était trop tard pour reculer, et, quoi qu’il en fut, j’avais trop envie de pousser l’expérience jusqu’à son terme.

à suivre