Je ne sais pas pour vous, mesdames, mesdemoiselles, mais moi, j’en ai vraiment ras le bol de me faire peloter dans le métro, le bus ou le RER, dès qu’il y a un petit peu de monde. Une main au cul par ci, un bras qui frôle ostensiblement le nichon par là, moi qui prends souvent les transports en commun, j’en ai marre !

Une idée de vengeance

La dernière fois, c’est un jeune homme tout à fait charmant de sa personne, pourtant (s’il m’avait abordée autrement, je me le serais tapé illico), qui s’était placé derrière moi, de sorte qu’il pouvait frotter sa queue contre mon popotin. Je sentais sa bite durcir contre moi. Alors que je me retourne vers lui, prête à l’engueuler comme du poisson pourri, et ce grand nigaud me fait un large sourire. Je lui en colle une et descends du métro, furax.

J’avais déjà ma vengeance en tête. Aussitôt rentrée chez moi, j’appelle les copines et leur expose mon plan pour rendre la monnaie de leur pièce à tous ces messieurs indélicats. Les copines sont emballées. On se donne rendez-vous station Châtelet, à l’heure de pointe, quand les rames du métro deviennent irrespirables. C’est Agathe qui a désigné la victime. Un monsieur potelé, la cinquantaine chauve, qui matait, l’air de rien, les décolletés des étudiantes.

Les trois vamps du métro

Agathe s’approche de lui en bousculant quelques passagers ; nous lui emboîtons le pas. Le type ne remarque rien. Elle se colle face à lui, puis parvient à se retourner. Cyrielle et moi la voyons frotter son joli petit cul contre l’entrejambe de sa victime. Le quinqua est estomaqué. Il a vraiment l’air d’une buse qui ne comprend pas ce qui lui arrive. Il faut dire qu’Agathe est vraiment une bombe sexuelle et que son boule en a déjà fait bander plus d’un. Je saisis l’occasion et me fraye un passage jusque derrière le monsieur. Prise d’une inspiration, je pose ma main sur son cul et commence à le peloter. Le gars tourne la tête vers moi, et je ne fais mine de rien. Agathe, elle, lance des œillades au pauvre type, qui doit déjà être raide comme un bâton-de-berger.

Et voilà Cyrielle qui entre en scène. Plus timide que nous, cette grande bringue de 1m80 plante sa poitrine à la Russ Meyer sous le nez de notre souffre-douleur. Il est déjà tout rouge, on entend son souffle s’accélérer. Il regarde tout autour de lui, cherchant une issue de secours. Le métro s’arrête à une station, il fait mine de descendre. Prise de court, je n’ai d’autre réflexe que de l’empoigner direct par l’entrejambe. Il reste là. Il doit être perdu entre sa peur et son envie de voir où tout cela va le mener. Mouvement de foule, le type se retrouve face à Agathe et Cyrielle.

La bite de notre victime

Et là, Agathe pousse le jeu un peu loin, à mon goût. Je la vois ouvrir la braguette du pauvre mec et c’est Cyrielle la timide qui se charge d’extraire la bite au garde-à-vous du pantalon en flanelle. Il bande comme un âne. Enfin, façon de parler car monsieur n’a vraiment rien d’un âne, sur le plan anatomique en tout cas. Et voilà les deux garces en train d’astiquer le manche de notre proie, tandis que je fais de mon mieux pour cacher la scène aux autres passagers.

– tu en penses quoi, lance Agathe à sa complice de branle
– bof, trop petit pour nous, on va voir ailleurs.

Le métro est en train de s’arrêter à une station, nous filons à l’anglaise. En nous retournant sur le quai, nous avons juste le temps de voir l’autre, ahuri, les bras ballants et surtout la nouille pendante, qui n’a toujours pas compris ce qui lui arrivait. Les passagers du wagon ont tous remarqué la scène de ce pauvre type exhibitionniste qui montre sa quéquette à tout le monde.On n’a pas fini d’en rire, quoi que la suite de mon histoire soit moins humoristique.

à suivre