D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours préféré la compagnie des hommes à celle des autres femmes. Petite déjà, j’aimais jouer au docteur avec les garçons. Plus grande, étudiante, je sautais d’un amant à l’autre avec une gourmandise qui ne s’est jamais démentie. Et depuis que je suis mariée à l’homme de ma vie, je ne me suis pas calmée. Je suis toujours une femme à hommes, une dévoreuse de mâles, toujours en quête de nouvelles bites, de nouveaux corps de mecs pour assouvir ma libido insatiable.

Qu’on se rassure, mon mari est parfaitement au courant de ma passion pour les hommes. Il a épousé une femme chaude, et il l’accepte. Mieux, il participe ! Lui et moi formons un couple libertin. Nous allons régulièrement dans les clubs à partouze, mais aussi dans les parkings louches qui accueillent des couples avides de dogging, et mon homme me prêtent à d’autres hommes.

Femme à hommes j’ai toujours été, gangbangueuse invétérée je suis devenue, sous la férule d’un mari candauliste qui n’aime rien tant que de me voir prendre mon pied dans les bras d’autres mâles, pinées par d’autres bites, couverte de sperme par d’autres baiseurs que lui-même.

J’ai aujourd’hui quarante-cinq ans. L’âge de faire un premier bilan de ma vie, et de ma vie sexuelle, puisque c’est, de loin, ce que je préfère parmi tant d’autres choses. Je ne passe pas mon existence à baiser. Non. Mais j’y pense presque constamment. Au boulot, dans mes loisirs et même quand je dors, je pense au sexe.

Et au sexe des hommes en particulier. Bien sûr, j’ai déjà eu quelques expériences libertines avec d’autres femmes. Et ça ne m’a pas déplu, loin de là. Mais il n’y a rien à faire : je suis une femme à hommes comme certains sont des hommes à femmes. J’adore les bites : leur raideur, leur rigidité. J’aime toutes les bites.

Certaines libertines – dont quelques copines, partouzeuses comme moi – fantasment sur les gros vits, les membres de plus de 20 centimètres, les queues très épaisses ou celles qui tapent bien au fond. Moi non. J’aime les petites zézettes et les gros mandrins, les belles queues bien longues et les engins plus courts, j’aime quand elles déchargent dans ma bouche, sur mon visage ou sur mes seins. J’aime sentir le foutre chaud sur ma peau.

J’ai été jolie. Les années passant, je le suis un peu moins. Mais, à en croire les bousculades d’hommes que je provoque en arrivant dans quelque lieu libertin que ce soit, je plais toujours. Je suis plutôt petite, brune avec les cheveux légèrement bouclés, ronde mais pas trop. Quelques kilos en trop sans doute, mais qui me font une poitrine généreuse et un beau boule rebondi.

Je pense que les mecs ne s’y trompent pas. Ils me voient débarquer, ils sentent la femme avide, la dévoreuse de bites, la mangeuse de mâles que je suis. Les jeunes, les vieux, ils veulent tous me baiser et j’adore sentir leur désir. Dans leurs yeux, sur leurs lèvres et bien sûr à la rigidité de leurs queues.

L’histoire que je vais vous conter à travers les chapitres qui suivront cette introduction est une histoire vraie. C’est mon histoire. Celle d’une femme éprise de sexe, une gangbangueuse comme on dit aujourd’hui, une partouzeuse, qui est tout sauf une victime.

Car les hommes m’utilisent, c’est vrai. Comme un fantasme vivant pour certains, comme un vide-couilles pour d’autres. J’en ai conscience. Mais, rassurez-vous, moi aussi je sais utiliser les mâles comme des jouets sexuels. Cela ne veut pas dire que je ne les respecte pas. Cela veut juste dire que nous nous échangeons nos corps, le temps d’un moment de plaisir. Entre adultes consentants.